Remplacer le jugement par une description

Dire « je sabote tout » laisse peu de place à la nuance. Décrire « j’ai reporté trois fois cette démarche alors qu’elle compte pour moi » donne un point de départ plus concret. Vous pouvez alors distinguer ce que vous souhaitiez, ce que vous avez fait et ce que vous avez ressenti.

Un exemple illustratif : vous souhaitez changer de travail, mais vous renoncez au moment d’envoyer une candidature. L’échange peut explorer ce moment précis, les hésitations et les enjeux. Cela ne permet pas de conclure que toutes vos difficultés proviennent d’un mécanisme inconscient unique.

Repérer le schéma que vous souhaitez faire évoluer

Vous pouvez préparer quelques questions : dans quelle situation cela revient-il ? Qu’est-ce que je fais à ce moment-là ? Qu’est-ce qui me semble difficile à affronter ? Quelle autre réaction aimerais-je essayer ? Ces questions servent à formuler votre demande, pas à établir un diagnostic.

Les schémas répétitifs peuvent être évoqués dans la vie professionnelle, les choix personnels ou les relations. Sèverine part de votre situation actuelle et de vos propres mots. Il n’est pas nécessaire d’attribuer le schéma à votre enfance ou à votre famille pour pouvoir en parler.

Ce qui peut être exploré pendant la séance

L’anamnèse permet de définir un objectif personnel : oser poser une limite, clarifier une décision ou exprimer un besoin, par exemple. Le travail se poursuit avec les tests musculaires et les techniques d’équilibrage de la kinésiologie, selon le cadre présenté par Sèverine.

Une exploration de votre histoire, appelée « récession d’âge » dans cette pratique, peut être proposée. Elle porte sur votre vécu et vos associations. Un ressenti ou une réaction musculaire ne prouve pas qu’un événement a eu lieu et ne permet pas de retrouver avec certitude un souvenir oublié.

Faire une place à un changement réaliste

À la fin de l’échange, vous pouvez reformuler ce que vous souhaitez observer : reconnaître plus tôt une hésitation, faire une demande précise ou vous laisser un temps pour décider. L’intérêt est de garder un repère personnel plutôt qu’une injonction à tout changer.

La kinésiologie est proposée comme un accompagnement complémentaire de bien-être. Si la souffrance est importante, si vous vous sentez en danger dans une relation ou si les difficultés retentissent durablement sur votre vie, un accompagnement par un professionnel de santé ou un psychologue est adapté.

Questions fréquentes

Peut-on venir sans connaître l’origine du schéma ?

Oui. Vous pouvez venir avec une situation actuelle. Le travail ne nécessite pas de décider à l’avance d’une origine.

Un test musculaire peut-il révéler un secret familial ?

Non. Il ne constitue pas une preuve concernant votre passé, votre famille ou un événement oublié.

La kinésiologie est une pratique complémentaire de bien-être. Elle ne remplace pas un diagnostic, un traitement ou un suivi médical ou psychologique.